Les ventes du groupe Hermès ont progressé de 8,9% au deuxième trimestre à 1,36 milliard d'euros, tirées par l'ensemble des zones géographiques, après un bond de 13,5% sur les trois premiers mois de l'année 2017. 

La croissance du groupe du Faubourg Saint-Honoré, portée par les principales activités (maroquinerie-sellerie, vêtements et accessoires, soie et textiles) est conforme aux prévisions des analystes de Factset: elle laisse présager de bons résultats financiers au premier semestre.



De janvier à juin, les ventes progressent de 11,2% à 2,71 milliards d'euros. A taux de change constants, cette progression atteint tout de même 9,7 %. "Nous sommes très heureux de ces résultats. Ils montrent la stabilité de notre croissance et la force de notre modèle économique", a commenté le gérant du groupe, Axel Dumas, lors d'une conférence téléphonique avec la presse.

Dans un contexte économique qui n'a pas toujours été favorable au luxe, les performances commerciales et financières d'Hermès ont en effet été bien supérieures à celles de ses principaux concurrents ces dernières années.
 

Des ventes en progression sur l'ensemble des zones géographiques

 

"La rentabilité opérationnelle à fin juin devrait être proche du plus haut niveau historique atteint l'année dernière", a estimé Hermès dans un communiqué, tout en soulignant que "cette performance ne peut être extrapolée sur l'ensemble de l'année, en raison notamment de l'impact favorable des couvertures de change sur les premiers mois de l'année". 

Rappelons que le groupe du luxe, célèbre pour ses carrés de soie, avait enregistré des ventes record sur l'année 2016 à 5,2 milliards d'euros (+7,4% en données organiques). Le résultat net part du groupe avait alors atteint 1,1 milliard d'euros.




N'ayant pas communiqué d'objectifs de ventes chiffrés, Hermès, confirme toutefois, à moyen terme, "un objectif de progression du chiffre d'affaires à taux constants ambitieux, malgré le renforcement des incertitudes économiques, géopolitiques et monétaires dans le monde", selon son communiqué. 

M. Dumas s'est félicité d'une "croissance des ventes solide sur l'ensemble des zones géographiques" au premier semestre. Il a jugé cette progression "saine", car "basée principalement sur la croissance organique".

L'Asie (hors Japon) a progressé de 14%, tirée notamment par la Chine continentale. Le Japon a progressé de 3%, l'Amérique de 9% et l'Europe de 7%.
 

La plus forte croissance pour la maroquinerie-sellerie

 

Par métier, la plus forte croissance a été enregistrée par la maroquinerie-sellerie (+12%). La division vêtements et accessoires a progressé de 10%, portée notamment "par le succès des collections de prêt-à-porter". Le métier soie et textile a connu une croissance de 6% et les parfums ont progressé de 8%.

Les ventes de l'horlogerie en revanche ont reculé de 1%, "pénalisées par un marché toujours difficile", malgré "une légère amélioration au deuxième trimestre". Les autres métiers Hermès, qui regroupent la bijouterie, l'art de vivre et les arts de la table, on poursuivi leur développement avec une croissance de 13%.

Rappelons également que
groupe a inauguré en juin deux nouveaux sites de production en France, en Normandie et en Nouvelle Aquitaine, annonçant la création de 220 emplois. Il a aussi augmenté ses capacités sur trois sites en Charente, en Isère et en Franche-Comté


​Claire